lundi 12 novembre 2007

Croisière pour un cadavre



Salut toi.

Beaucoup de choses a te raconter dernièrement. Mon gosse qui apprend a faire du vélo sans les roulettes est surement la plus importante. Mais ya un trop plein de trucs a coté. Trop d'évidences qui sautent aux yeux quand tu es censé refaire ce qu'on fait tes parents avec toi. Comment t'es censé faire quand tu te souviens de rien ? quand, a priori, le seul souvenir que tu en garde c'est de t'être démmerdé seul ?

On s'en fout. Tout va bien. Le soleil brille. On est vivants. La vie continue. Déchirée. En bouillie certes. Mais il faut avancer. Pour eux.

Rien que pour eux. Moi ça fait longtemps que j'ai l'impression d'être un cadavre qui se traîne. Mais eux ont besoin de moi. Alors il faut avancer sans se poser trop de questions.

ah tiens, sinon, y'a Anaïs qui n'en finit pas de me dessiner (elle est folle de moi, mais je la comprend), sur ce post.


Boah. Sur ce, bien à toi.



Groumph'

jeudi 8 novembre 2007

Hammer Smashed Face

Salut toi.

Y'a des fois des réflexions qui touchent alors qu'elles ne devraient pas. Chais pas ce que t'en penses, mais je suis toujours sensible aux compliments en général. "Vous avez l'air jeune", "vous êtes bien charmant", ect. En général je souris et je balance un compliment de mon coté également. Histoire de.

Oui mais là, ce que cette fille m'a dit, m'a touché. Déja parce que c'est la première fois qu'on me le dit. Ensuite parce que c'était sincère.

"Vous êtes gentil. Vous le portez sur le visage".

Uh.

Dis comme ça ca le fait pas. Et pourtant c'était vraiment un compliment qui m'a réellement touché. Si bien que j'ai même pas eu le tac au tac de répliquer.

Je le porte sur le visage... C'est vrai ?

Bien à toi...

Groumph'

mercredi 7 novembre 2007

Live Undead


Salut toi.

Ironie du sort. Moi qui suis un fan de Zombi, me voici devenu l'un d'entre eux. Réellement, je suis dans un état second en ce moment, je me rend compte que mon état de fatigue empire de jour en jour, je me demande ou cela arretera. J'avais fait une note a ce sujet sur mon ancien blog, mais elle a visiblement disparue avec les anciennes notes. C'est pas grave, mais si tu suis un peu, sache que l'état empire.

Je dors toujours peu, mais le soucis c'est que j'ai un taff physique derrière a présent. Normalement avoir un travail devrait pouvoir me permettre de dormir plus sereinement, non ?

Trés franchement, je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir encore tenir sur mes nerfs et le café. Faut que j'arrive a me sortir de cette spirale infernale avant d'y laisser plus que mon moral.

Sur ce, bien a toi.

Groumph'

mercredi 31 octobre 2007

School

Salut toi

Y'a des fois ou je me demande qu'est ce qui ne va pas avec moi. Des fois ou je me rapelle l'étendue d'herbe derrière la cité, où on escaladait les arbres et où on capturait les insectes en regardant les grands jouer au foot.

Y'a des fois ou je me revoit étendu dans l'herbe de la bouilla, LordGun, Arnaxe et SirConan pas loin. Jamais loin. Des fois ou je me revoit dans les rues de La Garde avec Crom, assis sur la table d'orientation du chateau, pas vraiment ivres, si ce n'est de bonheur. Ou autour d'une table avec la Horde Alpha, des D10 dans une main, du coca dans l'autre.

Je comprend pas où je me suis planté. Comment j'en suis arrivé là alors que tout les autres vont bien. S'il fallait une brebis galleuse, pourquoi moi ? Y'a probablement un détail qui m'échappe.

Est-ce parce que je garde des souvenirs émus de ses moments là ? N'aurais-je jamais grandi ?

J'ai peut-etre mal apprit mes leçons de "p'tit mec". Quand je ressens quelque-chose, je le dit. Quand on me tape j'ai mal. Quand j'ai de la peine, je pleure. C'est là qu'est le probleme ?

Tu me serviras le sempiternel "Pas la même égalité des chances".

Vi je sais.

Mais un gamin de 8 ans, il le devine comment, lui, qu'il doit se bouger plus que les autres ?

Bien à toi.

Groumph'

vendredi 19 octobre 2007

Orage est mon Honneur

Il hurle. Je l’entends. Mes yeux l’observent pendant son arrivée. Mélange de pourpre, de gris, de noir et de fureur. Son odeur humide me remonte jusqu'à la gorge tandis que la vallée couve le grondement du tonnerre. Une ombre immense et funeste prend possession de cette terre. Ma terre. Aujourd’hui, je vais mourir pour elle, puisse l’orage qui gronde m’accompagner dans les ténèbres.


Le vent souffle si férocement qu’il déchire ma peau. Il est omniprésent. L’ombre des nuages avance sous le ciel avec une telle audace, un tel affront, véritable défi au ciel lui-même. Il sera privé du spectacle de ma mort par le grondement de la pluie.

Ma mort. Elle sera belle et enivrante, ainsi que le chante les bardes dans mon dos, ainsi que le clament les tambours et les harpes, ainsi que le hurle les quelques centaines d’hommes à mes cotés.

Ils mourront tous sous l’orage. Ils tomberont sous la pluie.

De l’autre coté de la vallée, l’armée des Romiants attend, impassible savourant sa victoire.

Ils sont discipline lorsque nous hurlons et sagesse lorsque nous brandissons nos armes en ultime prière. Je sens la tension grandir alors que je ferme les yeux.

« Ô Lug sois mon guide. Puisses-tu diriger ma lame vers mes ennemis, puisses-tu m’en faire emmener un grand nombre avec moi dans ma fureur. Mon Honneur sera sauf. Aujourd’hui je vais mourir l’arme à la main. »

L’ombre grandit, tel ma haine dans le ventre. Elle occupe toute la place, occulte la raison, passe entre mes cotes, entre les arbres. Aujourd’hui le sang va couler tel la pluie tombant du ciel. Les hurlements s’intensifient alors que le grondement sourd de l’orage prend de la puissance. Plus fort, toujours plus fort. J’ouvre les yeux. L’humidité est palpable. Elle s’insinue dans mes membres et mon épée pèse à présent une tonne. L’ombre recouvre tout, la rage m’étouffe, elle me remonte dans la poitrine, m’enserre le torse. Je ne peux plus respirer. Les grondements se font encore plus assourdissants et le spectacle tonitruant de l’orage conquiert à présent toute la vallée. Comme dernier réconfort, je rugis ma haine et mon honneur dans un cri déchirant, couvert par le tonnerre et les éclairs.

Et puis… C’est la charge. Les hurlements des fiers guerriers sont couverts par les grondements sourds de l’orage. Le clash énorme qui s’ensuit est accompagné par le tonnerre. La pluie s’abat sur nous alors que le sang coule enfin, récompense attendue pour l’honneur de tous les Gaiscedachs du Tuath. Mon épée ruisselante d’eau et de sang fauche la vie au hasard, tranchant des bras, des jambes, perforant parfois des poumons, arrachant les yeux de mes adversaires.

Le sol n’est plus naturel. Il est différent. Il est autre. Mélange de sang et de boue, il accepte, bien malgré lui, le conflit et la torture infligés par le millier d’homme le piétinant. Le tonnerre gronde, hurle, accompagné par le fracas des armes, les supplications des hommes agonisants. Tel une énorme fourrure noire qui recouvre les deux armées pour les perdre dans les ténèbres, le nuage obscurcit toujours le lieu de la bataille. Je me rends compte que je souris atrocement, ivre de violence et de sang. Le craquement des os de mes adversaires, le tonnerre et la férocité de l’orage deviennent une tendre mélodie à mes oreilles.

L’orage prend place dans la bataille, il devient une troisième armée. Bruyant, il handicape tous les combattants, les éclairs qu’il lance illuminent les champs de bataille d’une pâleur mortelle et dans ces moments là on peut voir le massacre, l’œuvre horrible de la mort. Faucheuse sans répit, main dans la main avec Morrigan, anéantissant au hasard les corps.

Ce soir, elles seules festoieront.

La pluie est si drue qu’il est difficile de discerner ses adversaires. Je ne vois plus mon épée, mes compagnons ou même le sol. Le nuage, lui, est partout, il gronde, crache des éclairs de tous cotés. La pluie m’inonde complètement alors que je prend conscience que je suis a terre. Les hurlements continuent au loin, presque étouffés. La bataille ne cesse pas pour me voir expirer mais par Lug, peu m’importe. Comment peut-on ne pas admirer le ciel ? Ce nuage est si merveilleux, sa beauté me transcende et ses éclairs me percent de toutes part. Finalement, il me semble qu’après ce nuage plus rien n’existera.

Plus rien.














vendredi 12 octobre 2007

Anaïs anaïs

Salut toi.

Anaïs est une fille super douée. Boah, en même temps, si tu veux, je l'ai toujours sut. Mais j'ai eu l'immense honneur de voir son style se perfectionner peu a peu et d'avoir même été croquer une fois, en sa compagnie. Je t'en parlais , rappelles-toi...

Le truc amusant, c'est que la donzelle me dessine même quand elle le fait pas exprès, va voir dans ce coin pour en avoir la preuve. Amusant, non ?

Bah en même temps, ca fait toujours un peu plaiz d'être présent dans les pensées des gens, surtout quand ces personnes sont des perles aussi rares qu'elle.

Te voila donc en train de te farcir un petit post qui sert de remerciement a cette géniale dessineuse (voui je sais ça se dit pas) et qui mange pas de poulet.

En même temps, le poulet, ces temps-ci...

Bien à toi.

Groumph'

mercredi 10 octobre 2007

Get a Gun - Shoot at Random

Salut toi.

Les gens me font chier. Ya des jours comme ça ou tout le monde te casse les couilles. Aujourd'hui c'en est un.
Les gens me font chier, les oiseaux me font chier, le temps m'emmerde, ma chienne me pète les couilles et a vrai dire je me deteste plus que d'habitude.

T'en pense quoi toi ? Ca se soigne ?

En même temps, toute cette vie a me detester a toute les sauces, je me dis que si j'avais pas ça, j'aurais peut etre une autre personnalité. Qui sait, je serais peut etre pas le Groumph' que tu connais, mais un sale con.

Qui écouterait peut etre même pas des trucs sympas, non ?

Chais pas. J'ai peut etre raté des trucs. peut etre pas.

Aujourd'hui, c'est pas le jour pour y penser.

Bière. Metal. Film gore.

Bonne soirée a toi.
Groumph'